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Les modes de comportement du chien et l’éducation


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On dit souvent que le comportement social du chien présente de nombreux points communs avec la structure hiérarchique du loup.Chez le loup, la meute repose sur une hiérarchie stricte, et tant que cet ordre demeure, la cohésion et la stabilité du groupe sont maintenues.Cependant, il arrive que des conflits liés à la modification des rangs surviennent, entraînant parfois un changement de statut entre individus.


1. Les comportements de vérification hiérarchique chez le loup


Le loup manifeste, pour confirmer la hiérarchie, des schémas comportementaux précis. Parmi eux :


· L’individu dominant renverse le subordonné sur le dos et le chevauche.

·  Il saisit doucement le museau (région péribuccale) de son congénère.

·  Il monte brièvement sur le dos de l’autre, depuis l’arrière.


Tous ces comportements servent à confirmer la relation de dominance et l’ordre hiérarchique.

De même, le subordonné fixe le regard du dominant, tandis que celui-ci l’ignore ostensiblement : c’est une interaction de reconnaissance des rangs.Ainsi, l’équilibre de la meute se maintient à travers une diversité de comportements d’ajustement hiérarchique.


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2. Le chien domestique et la conscience de hiérarchie


Considérons maintenant la relation entre le chien japonais et l’être humain.Le chiot, séparé de sa mère et de sa fratrie vers 50 à 60 jours, intègre une nouvelle « meute » au sein de la famille humaine.Souvent, ce groupe humain correspond à une cellule familiale.Dès lors, une question se pose :Quel type de relation est souhaitable entre une famille humaine et le chien qui la rejoint ?


On appelle éducation (ou dressage de base) l’ensemble des actes visant à établir une relation harmonieuseentre l’humain et le chien.Le comportement du chien, comme celui du loup, repose sur les règles d’une société hiérarchisée.Il ne s’agit pas d’un jugement moral (bien ou mal) : le chien cherche instinctivement à déterminer sa position dans la hiérarchie du groupe.Ainsi, il perçoit la famille humaine comme une meute et y construit naturellement un ordre de rang.


Une fois la hiérarchie clarifiée et régulièrement confirmée, le chien atteint un équilibre psychique stable.Autrement dit, éduquer un chien revient à instaurer chez lui une tranquillité intérieure, en lui montrant la structure d’ordre dont il a besoin.C’est au maître d’en assumer la direction et de rendre cette hiérarchie lisible.


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3. Les gestes fondamentaux de l’éducation et points d’attention


Il est essentiel que le maître comprenne et reproduise les codes sociaux du chien.Certains gestes humains correspondent directement, pour le chien, à des signaux de leadership et de contrôle hiérarchique.


1.  Saisir doucement le museau du chien avec la main.

2.     Le coucher sur le dos et caresser la région ventrale (l’aine).

3.     Le contenir brièvement par-derrière, en entourant le corps.


Chacun de ces gestes signifie pour le chien :« Tu fais partie du groupe, et je suis au-dessus de toi dans la hiérarchie. »De même, lorsque le chien fixe le regard de son maître, le fait de détourner calmement les yeux et de ne pas répondre constitue, pour lui, un signe de position dominante.

Il est crucial que tous les membres de la famille adoptent les mêmes attitudes, de façon cohérente.Pas seulement le chef de famille : enfants compris, chacun doit garder une posture constante.Cette uniformité évite la confusion et permet au chien d’accepter la famille entière comme un groupe ordonné et cohérent.


4. Le comportement du chiot et la réponse humaine


Vers 50 jours, le chiot manifeste une curiosité intense et explore tout ce qui l’entoure.Dans une pièce à vivre, il tirera volontiers tissus, journaux ou objets divers pour jouer.À cette étape, le propriétaire agit comme une mère de substitution, devant à la fois jouer, corriger, et enseigner les règles sociales.


Par exemple, lorsqu’un chiot pose les pattes avant sur la jambe du maître et effectue un mouvement de bassin (montée, ou mounting), il s’agit d’un comportement de dominance, destiné à tester la hiérarchie.La mère tolère ce comportement un temps, puis réagit fermement : elle le renverse sur le dos, le chevauche, émet un grognement sourd et saisit légèrement le museau.Le chiot gémit et adopte une posture de soumission.C’est là une éducation instinctive, un apprentissage naturel des règles de la société canine.


L’être humain, en revanche, a tendance à trop materner le chiot par affection, en adoptant des comportements anthropomorphiques.Or, dans le cadre de la communication canine, certaines attitudes humaines interprétées comme tendresse peuvent être perçues comme des signes de soumission.S’asseoir au sol pour être « à la hauteur du chien », ou lui parler en le regardant depuis une position inférieure (par exemple depuis le plancher), revient dans son langage corporel à inverser les rangs.De telles postures doivent être évitées dans une perspective éducative.


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5. Conclusion


Le chien est, par essence, un animal en quête d’ordre social.L’éducation ne vise pas à lui imposer une obéissance servile, mais à lui offrir un cadre de sécurité fondé sur la clarté hiérarchique.Lorsque l’humain comprend la logique sociale du chien et maintient une attitude cohérente et constante, l’animal vit dans la sérénité et la confiance.Amour et structure — ces deux piliers indissociables constituent l’essence même d’une bonne éducation canine.


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